jeudi 15 décembre 2016

Massacres à Alep : lettre à un « camarade » qui s’obstine à justifier l’injustifiable


« Camarade »,

Cela fait plusieurs semaines que je me dis que je vais t’écrire, et ce sont les événements tragiques d’Alep et ta réaction à ces événements, ou parfois ta non-réaction, qui ont fini par me persuader que l’heure était venue de m'adresser à toi. Pas nécessairement dans le but de te convaincre, car je crois que malheureusement il est déjà trop tard. Mais au moins, comme ça, les choses seront dites et tu ne pourras pas dire que tu ne savais pas. 


Au nom de l’anti-impérialisme ?

La ville d’Alep est victime d’un massacre, d’une véritable boucherie qui fait immanquablement penser à d’autres villes martyrs comme Srebrenica, Grozny, Fallouja, mais aussi Varsovie et Guernica, ou encore aux camps palestiniens de Sabra et Chatila. Les témoignages directs qui affluent de la ville, venus de Syriens « ordinaires », et non des seuls membres d’un quelconque groupe armé, sont éloquents, a fortiori lorsqu’ils sont accompagnés de photos ou de vidéos. Des mots et des images qui disent la détresse, qui disent l’impuissance, qui disent l’horreur.

Mais toi, « camarade », tu t’es évertué ces derniers jours – si l'on peut considérer que cet exercice peut avoir de près ou de loin un quelconque rapport avec une vertu – à expliquer qu’il ne fallait pas s’engager aux côtés des habitants d’Alep et qu’il ne fallait pas dénoncer les bombardements dont ils étaient victimes, pas plus qu’il ne fallait dénoncer les exactions commises par les troupes au sol lors de la « libération » de la ville. En d’autres termes, tu es venu nous expliquer qu’il ne fallait pas prendre de position claire et déterminée contre un massacre planifié et perpétré par le régime dictatorial de Bachar al-Assad et par ses alliés, au premier rang desquels la Russie et l’Iran.  

Si je m’adresse à toi, « camarade », c’est parce que nous avons par le passé partagé nombre de combats, notamment – mais pas seulement – le combat pour les droits du peuple palestinien. Parce que je pensais que, malgré nos divergences, nous avions des principes communs. Je n’ai en effet rien à dire à la droite et à l’extrême-droite pro-Poutine et/ou pro-Assad, qui assument clairement leur soutien à des régimes autoritaires au nom de « valeurs » communes, et qui n’ont jamais fait semblant de vouloir construire une réelle solidarité avec les peuples opprimés.

Mais toi, « camarade », tu te pares de vertus « progressistes », « anti-impérialistes », voire « socialistes », « communistes » ou même « révolutionnaires ». Et c’est au nom de ces vertus que tu tentes de nous convaincre aujourd’hui qu’il ne faut pas se tenir résolument aux côtés de la population d’Alep assiégée et massacrée, et qu’il ne faudra pas se tenir demain aux côtés des populations des autres villes syriennes déjà assiégées et bientôt massacrées.

Ce qui n’est pas, tu l’avoueras, le moindre des paradoxes.




« Les plus méchants ne sont pas nécessairement ceux que l’on croit. »

J’avais en effet cru comprendre que ce qui constituait le patrimoine génétique commun de la gauche anti-impérialiste, c’était d’être aux côtés des peuples écrasés par les États impérialistes et leurs alliés. J’avais cru comprendre que dans ce patrimoine génétique que nous semblions partager, on ne transigeait pas avec la solidarité internationale. Et j’avais espéré que malgré tes positions parfois plus qu’ambigües quant à la tragédie syrienne, le martyr d’Alep te ramènerait à la raison, et à la maison.

Mais non. Tu t’obstines. Tu t’obstines à tenter d’expliquer que l’on ne peut pas prendre partie pour la population massacrée à Alep. Tu t’obstines à tenter d’expliquer que « les choses ne sont pas si simples ». Tu t’obstines à tenter d’expliquer que dans cette « guerre », il n’y a pas « des gentils d’un côté et des méchants de l’autre », et qu’il faut ainsi savoir raison garder et ne pas céder à la facilité.

Car toi, bien évidemment, « camarade », tu ne cèdes pas à la facilité. Jamais. Tu nous proposes d’ailleurs ton analyse complexe, pleine de hauteur et de nuance, qui ressemble à peu près à ceci : « Non, Assad n’est pas un démocrate, et les pays qui le soutiennent ne sont pas franchement des modèles non plus. Mais attention : la soi-disant rébellion syrienne est en réalité majoritairement composée de forces issues de l’islam intégriste, voire jihadiste, téléguidées et armées par des régimes réactionnaires comme l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, voire par les parrains occidentaux de ces derniers, notamment les États-Unis et la France. »

Conclusion : « Prudence, les plus méchants ne sont pas nécessairement ceux que l’on croit. »


La population syrienne, tu connais ?

Le premier problème avec ton analyse, « camarade », est qu’elle « oublie » un acteur essentiel : la population syrienne. Tu sembles en effet « oublier » que le point de départ des « événements » en Syrie n’est pas une intervention saoudienne, états-unienne, qatarie ou turque. Ni même russe. Le point de départ de tout cela, c’est qu’en mars 2011 des centaines de milliers de Syriens se sont soulevés contre un régime dictatorial et prédateur, comme en Tunisie, comme en Égypte, comme en Libye. Et que si Assad et ses sbires n’avaient pas fait le choix de réprimer ce soulèvement dans le sang, avec plus de 5000 morts et des dizaines de milliers d’arrestations durant l’année 2011, ils seraient eux aussi tombés sous la pression populaire.

Et nous parlons bien de l’année 2011, cette année où, souviens-toi, « camarade », tu t’enthousiasmais pour les autres soulèvements dans la région. « Le peuple veut la chute du régime », tu te rappelles ? Tu l’as peut-être même chanté dans les rues d’une ville française, toi qui es si épris de liberté, de justice sociale et de démocratie. En Syrie aussi, on le chantait, avec les mêmes revendications économiques, sociales et politiques que dans les autres pays de la région touchés par le soulèvement, et Ryad, Doha, Paris ou Washington n’avaient rien à voir avec ça. Si tu t’intéresses de si près à la chose syrienne, tu dois d’ailleurs savoir qu’à chaque fois qu’il y a eu une trêve au cours des dernières années, les manifestations ont recommencé. Que sans l’intervention de l’Iran, puis de la Russie, le régime serait tombé, sous la pression des Syriens, pas de quelques milliers de « combattants étrangers » – qui sont arrivés, soit dit en passant, bien après que le régime eut tué des milliers de Syriens désarmés, et fait sortir de prison des dizaines, voire des centaines, de « jihadistes », t'es-tu déja demandé pourquoi ? Et que oui, les racines de la « crise » syrienne sont bel et bien la contestation populaire d’un clan et la réponse de ce dernier : tout détruire plutôt que de perdre son pouvoir et ses prébendes.

À moins que tu ne veuilles signifier que depuis le début les Syriens sont « manipulés » par les pays occidentaux, que tout ça n’est, au fond, qu’une histoire d’hydrocarbures, et que le soulèvement syrien était téléguidé depuis l’extérieur par des puissances qui n’ont qu’à appuyer sur un bouton pour que des populations se soulèvent. Mais je n’ose même pas le penser : tu n’es pas de ceux qui estiment que les Arabes sont tellement benêts qu’ils ne sont pas capables de penser par eux-mêmes et que quand ils se mettent à se mobiliser et à revendiquer en pensant « justice sociale », quitte à risquer de perdre leur vie, c’est forcément parce qu’ils sont manipulés par des Occidentaux qui pensent « hydrocarbures ». 

Pas vrai, « camarade » ?


Lance-roquettes contre aviation

Le deuxième problème avec ton analyse, « camarade », est que tu mets sur le même plan, d’une part, le « soutien » apporté par la Russie et l’Iran à Assad et, d’autre part, le « soutien » apporté par les États-Unis, la France, la Turquie et les monarchies du Golfe aux forces d’opposition syriennes. Tu essaies de faire croire qu’il n’y aurait pas une supériorité militaire écrasante du régime Assad et de ses alliés et qu’après tout, pour reprendre, en la modifiant à peine, une formule en vogue dans un pays frontalier de la Syrie, « Assad a le droit de se défendre ».

Mais oses-tu réellement comparer, d’une part, les milliers de « conseillers militaires » et l'armement iraniens, les milliers de combattants du Hezbollah et, surtout, l’aviation russe (ainsi que les véhicules et l’armement lourd fournis par la Russie, 2ème puissance militaire mondiale) qui viennent en appui à un État et une armée régulière et, d’autre part, les armes légères, les lance-roquettes et lance-missiles vétustes fournis ou financés par les monarchies du Golfe ou la Turquie et les armes légères, les lance-roquettes, les quelques armes anti-char et les systèmes de communication et dispositifs de vision nocturne fournis, au compte-goutte, par les États-Unis et la France ?

Sais-tu que ce que demandent les forces d’opposition syriennes depuis le début ce sont des missiles anti-aériens, pour pouvoir se défendre contre les avions de la mort de Poutine et d’Assad, et que ce sont les États-Unis qui ont systématiquement mis leur veto à la livraison de telles armes ? Sais-tu qu’au début de l’année 2014, après l’échec de la conférence de « Genève 2 », les Saoudiens ont pour la première fois suggéré de livrer des lance-missiles aux forces d’opposition syriennes, que les États-Unis s’y sont opposés, et qu'ils n'ont pas changé de position depuis ? Les États-Unis qui ne voulaient pas, qui ne veulent pas, que ces armes tombent « entre de mauvaises mains », et qui ne veulent surtout pas que l'appareil d'État syrien soit détruit car ils ont tiré, contrairement à d'autres, les bilans de leur brillante intervention en Iraq.  

Pose-toi la question : elles sont où, les terribles armes des forces d'opposition ? Penses-tu sérieusement qu’Assad aurait pu bombarder des quartiers entiers depuis des hélicoptères volant à basse altitude si les opposants syriens disposaient d’un réel armement ? 

Et te souviens-tu qu'en mai dernier l'ambassade de Russie en Grande-Bretagne, qui doit pourtant être bien renseignée et qui, si elle avait des preuves du surarmement des opposants à Assad, les exhiberait, en était réduite à tweeter des images extraites d'un jeu vidéo (!) pour « démontrer » que les forces d'opposition syriennes recevaient des armes chimiques ? 



Alors soyons sérieux, tu veux bien ?


Qui détruit la Syrie ?

Le troisième problème avec ton analyse, « camarade », est que tu oublies tout simplement une donnée fondamentale : les faits. Car tu pourras toujours me dire que ce que je viens d’écrire est impossible à prouver, même si ce sont les acteurs principaux de ce « non-soutien » et les « non-soutenus » qui en ont témoigné, et qui continuent de le faire, car peut-être, après tout, sont-ils de fieffés menteurs.

Mais si tu veux absolument des preuves, contente-toi d’ouvrir les yeux et pose-toi cette question simple : comment la Syrie a-t-elle pu être détruite ? Quand tu commentes les images des villes rasées en disant qu’il y a « de la violence des deux côtés », tu occultes un détail : qui possède les armes nécessaires pour des destructions d’une telle ampleur ? Pour le dire autrement : qui peut mener des bombardements ? Où sont les avions des forces d’opposition syriennes ? Où sont les hélicoptères des forces d’opposition syriennes ? Où sont leurs tanks ? Cachés sous terre, comme la surpuissante armée de Saddam Hussein qui menaçait le monde entier ? Combien les forces d’opposition syriennes ont-elles détruit d’avions ? Sais-tu qu’en 2013, lorsqu'elles ont abattu deux hélicoptères, il s’agissait d’un événement tellement rare qu’elles l’ont célébré en grande pompe et qu’elles ont diffusé partout des images de leur « exploit » ? Deux hélicoptères ! À l’époque, je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux Gazaouis célébrant la chute accidentelle d’un drone israélien…

La « coalition » menée par les États-Unis intervient militairement, objectes-tu. Mais peux-tu me faire la liste des bombardements menés par cette « coalition » contre les forces armées du régime d’Assad ou contre les forces armées qui le soutiennent ? Non, ne perds pas ton temps à chercher, car je me renseigne moi-même quotidiennement auprès de sources sûres : d’après le régime de Damas et les médias qui relaient sa communication, sources que l’on ne peut guère soupçonner de vouloir dissimuler ce type de bombardements, la chose est arrivée… deux fois. La première fois, c'était en décembre 2015 (4 morts), dans la région de Deir ez-Zor, la « coalition » démentant avoir visé l'armée syrienne et affirmant qu'elle avait bombardé Daech. La deuxième fois, c’était en septembre 2016 (entre 50 et 80 morts selon les sources), près de l’aéroport de Deir ez-Zor, la « coalition » reconnaissant cette fois-ci avoir bombardé les positions du régime et présentant des excuses officielles à Bachar al-Assad et à Vladimir Poutine. 

En résumé, et sauf erreur de ma part (nul n'est infaillible), la « coalition », qui revendique environ 5000 « frappes » sur la Syrie, a ciblé deux fois, depuis le début de sa campagne de bombardements en 2014, le régime Assad, dont une fois où elle s'est « excusée ». À noter, donc, dans ton calepin : « les véritables opérations militaires menées par la "coalition" ont visé Daech et d'autres groupes "jihadistes", et non Assad et ses alliés ».


Pour finir, quelques remarques « préventives »

Il y a bien d’autres problèmes avec ton analyse, « camarade », mais je ne veux pas abuser de ton temps. D’ailleurs, pour avoir eu souvent l’occasion de discuter de vive voix avec toi de ces « problèmes d’analyse » en confrontant, à ta « géopolitique » et à ton « anti-impérialisme », les faits et la chronologie réelle des événements, je sais que tu n’aimes pas trop ça, les faits. Ils sont vraiment trop têtus.

Car c’est beaucoup plus simple de venir provoquer ou semer le trouble via des posts/commentaires Facebook ou dans des forums de discussion que de prendre le temps d’avoir un échange un peu précis et argumenté.  

Alors au cas où tu serais quand même tenté de céder à la facilité et de vouloir jouer à ce petit jeu, je te soumets quelques remarques « préventives » :

- Avant de me dire que je défends les mêmes positions que les États-Unis, la France, l’Arabie saoudite, le Qatar, BHL ou quelques autres « compagnons encombrants », souviens-toi que, si on raisonne de la sorte, tu défends de ton côté les mêmes positions que la Russie, l’Iran, le maréchal Sissi, François Fillon ou Marine Le Pen, et demande-toi si c’est un argument.

- Avant de me dire qu'Israël a bombardé, depuis 2011, à une quinzaine de reprises, des positions du régime Assad, et que ceux qui sont contre Assad sont donc avec Israël, souviens-toi qu’en juin dernier Poutine déclarait, au terme d’une rencontre avec Netanyahu avec lequel il venait de signer plusieurs accords commerciaux, ce qui suit : « Nous avons évoqué la nécessité d'efforts conjoints dans la lutte contre le terrorisme international. Sur ce plan, nous sommes des alliés. Nos deux pays ont une expérience importante en matière de lutte contre l'extrémisme. Nous allons donc renforcer nos contacts avec nos partenaires israéliens dans ce domaine ». Et demande-toi si c’est un argument.

- Avant de me dire que la rébellion syrienne en a appelé aux pays occidentaux pour recevoir des armes et bénéficier d’un appui militaire conséquent, notamment aérien, et que ça cache forcément quelque chose, souviens-toi que les forces kurdes que tu admires tant – à juste titre – depuis qu’elles ont repoussé Daech à Kobané ont fait exactement la même chose, et qu’elles ont, elles, obtenu cet appui, au point qu’elles ont remercié publiquement les États-Unis de leur soutien, et demande-toi si c’est un argument.

- Avant de me dire que la rébellion syrienne, quand bien même on aurait pu avoir au départ de la sympathie pour elle, est aujourd'hui confisquée par des forces réactionnaires issues de l'islam politique, et que certaines de ces forces n'hésitent pas à s'en prendre violemment à des civils ou, variation sur le même thème, que c'est vraiment tragique de bombarder des civils mais que c'est parce que les terroristes se cachent parmi eux, quand ils ne les utilisent pas comme boucliers humains, souviens-toi que c'est le discours de ceux qui veulent justifier les campagnes de bombardements meurtriers sur Gaza, et demande-toi si c'est un argument.

- Avant de me dire que les insurgés syriens sont des « alliés objectifs » de Daech, souviens-toi que Daech a été chassé d'Alep au début de l'année 2014 par ceux qui sont en train de se faire aujourd'hui massacrer par Assad, réfléchis ensuite au concept d'« allié objectif », et demande-toi si c'est un argument. Tu peux aussi repenser, si tu n'es pas convaincu, à ce qui a été rappelé plus haut à propos des véritables cibles des bombardements de la coalition, et te demander une deuxième fois si le coup de l'« allié objectif » est un argument. 

- Avant de me dire, enfin, que ceux qui dénoncent Assad et Poutine « oublient » de dénoncer les massacres commis par les grandes puissances occidentales et par leurs alliés, sache que parmi ceux qui se mobilisent pour Alep, nous sommes nombreux à nous être mobilisés pour Gaza, contre les interventions militaires en Afghanistan, en Iraq, en Libye ou ailleurs, et que nous ne renonçons pas, contrairement à toi qui as choisi de ne pas être dans la rue hier soir pour dénoncer la boucherie en cours, à notre cohérence politique, à nos idéaux et à l’anti-impérialisme. Et demande-toi si c’est un argument.


***


Voilà donc, « camarade », ce que je voulais te dire. Le ton n'est pas très agréable, j'en conviens, mais ce n'est pas grand chose à côté de l'indifférence, parfois même du mépris que tu affiches vis-à-vis du martyre d'Alep. 

Tu feras ce que tu veux de cette lettre, et tu as bien évidemment le droit de continuer à te gargariser de ta vision « géopolitique » à courte vue et de ton « anti-impéralisme » pavlovien pendant que les Syriens crèvent sous les bombes de Poutine et d’Assad, et sous tes yeux.

On ne parle pas ici d'un exercice de rhétorique sur Facebook par commentaires interposés, mais de milliers, de dizaines de milliers de vies. On ne parle pas d’une divergence entre nous sur l’appréciation de tel ou tel événement, mais de ton silence complice ou de tes misérables contorsions face à l’une des plus grandes tragédies de notre temps. On ne parle pas d’un simple désaccord politique, mais d’une véritable rupture. 

Je ne sais pas quand nous nous parlerons la prochaine fois, « camarade ». Mais ce que je sais, c’est que si tu persistes, et malheureusement je crois que c'est ce que tu vas faire, il n’y aura même plus de guillemets, car il n’y aura plus de camarade.

Je te laisse avec le Che, qui a quelque chose à te dire :

« Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre cœur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire. »


Julien Salingue, le 15 décembre 2016


PS : Non, je n'ai pas mis de notes. Ce n'est pas dans mes habitudes de ne pas indiquer de références, mais tu auras probablement compris que c'est volontaire. Car comme tu es très doué pour faire des recherches sur internet (et ailleurs ?), on sait très bien toi et moi que tu pourras retrouver l'ensemble des sources utilisées ici.

99 commentaires:

  1. Cher Julien Salingue, je vous suis depuis longtemps pour vos positions et engagements en faveur des Palestiniens, et les approuve... Mais, là, quelle erreur d'analyse! Vous tombez, vous aussi dans le panneau, semble-t-il. Les millions de victimes d'Irak, de Libye, d'Ukraine, etc... n'auront donc pas suffi pour que les mêmes finissent par vous convaincre que les méchants sont Assad et Poutine... Je n'en crois pas mes yeux! Bien sûr que les guerres sont tjr atroces et font des victimes innocentes (quelle découverte!), mais la tournure de votre papier désigne clairement les principaux responsables à vos yeux... Et vraiment, je pense que vous vous trompez, et de votre part, cela m'attriste, "camarade"... Il aurait pourtant suffi de voir qui soutient les "rebelles" contre le gouvernement d'un pays souverain pour vous indiquer qu'il fallait rester prudent dans une analyse de la situation! Avec l'honnêteté intellectuelle que je vous prête, j'espère que vous vous raviserez... Voyez plutôt: http://arretsurinfo.ch/le-jour-avant-deraa-comment-la-guerre-a-eclate-en-syrie-la-veritable-histoire/

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. et hop, décidément, la crédulité des hémiplégiques est dans limite,s pour répondre par un site conspi facho à un long texte remarquable et argumenté.

      Supprimer
    2. Mon dieu, l'article d'arrêt sur infos que vous postez je n'ai jamais rien lu de ma vie de plus délirant !!

      Supprimer
    3. L'article mentionné dans ce commentaire est un joli tissu de mensonges (l'un des plus gros étant d'affirmer que les adolescents qui ont été torturés par le régime sous prétexte d'avoir écrit des graffitis contre le pouvoir ne sont connus de personne).
      Plus c'est gros, mieux ça passe.

      Mais cette fabrique de la désinformation ne parviendra jamais à effacer les images, les vidéos et les témoignages des milliers de personnes manifestant pendant des mois en 2011 dans les rues de plusieurs villes de Syrie.

      Supprimer
    4. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

      Supprimer
    5. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

      Supprimer
    6. Et vous vous oubliez l'origine de la rébellion en Syrie, pourtant clairement analysée dans l'article. Ou alors vous considérez que le peuple syrien n'avait pas le droit de se soulever contre "le gouvernement d'un pays souverain" et qu'on peut le qualifier en fonction des soutiens qu'il reçoit. Les FTP (PCF) en France ont été soutenus par l'impérialisme US pendant la 2nd guerre mondiale: étaient-ils pour autant assimilable à cet impérialisme ?

      Supprimer
    7. Je suis pas certain que de donner le lien d'un site "confusionniste" qui se fait passer pour Arrêt sur image soit un gage de sérieux dans l'argumentaire. Je soutiens le camarade Mélenchon sur plein de sujets mais là j'éviterais de faire dans le jugement à l'emporte pièce. Les arguments de Julien Salingue sont réels et doivent enclencher une réflexion sur la position du candidat, qu'il le souhaite lui ou qu'on lui impose. Il ne s'agit pas de défendre Al Nosra mais de remettre la population au cœur de nos préoccupations comme c'est le cas ailleurs. Oui Poutine est un boucher, on l'a vu à Grozny. Je voulais quand même rappeler à Julien Salingue que la revendication de JLM sur le sujet et qu'il a réitéré dès le début c'est l'intervention des casques bleus de l'ONU comme en Palestine.

      Supprimer
    8. Tu sembles en effet « oublier » que le point de départ des « événements » en Syrie n’est pas une intervention saoudienne, états-unienne, qatarie ou turque. Ni même russe. Le point de départ de tout cela, c’est qu’en mars 2011 des centaines de milliers de Syriens se sont soulevés contre un régime dictatorial et prédateur, comme en Tunisie, comme en Égypte, comme en Libye. Et que si Assad et ses sbires n’avaient pas fait le choix de réprimer ce soulèvement dans le sang, avec plus de 5000 morts et des dizaines de milliers d’arrestations durant l’année 2011, ils seraient eux aussi tombés sous la pression populaire.
      Moais....allez, disons que Arrêt sur Info est comme vous le dites une site "confusionniste", nous laissant dubitatif sur leur article :
      http://arretsurinfo.ch/le-jour-avant-deraa-comment-la-guerre-a-eclate-en-syrie-la-veritable-histoire
      Alors et à moins que cet auditeur ne soit lui aussi "confusionniste", que dire de son intervention sur RMC:
      09/2012 Jean Jacques Bourdin s'apprêtait à accueillir une opposante syrienne et voilà qu'il se retrouve face à un VRAI SYRIEN qui a décidé de remettre les choses au clair:
      https://www.youtube.com/watch?v=5HtO71mBwiw

      Supprimer
  2. Bonjour,

    C'est qui le "camarade"?

    Bonne journée!

    RépondreSupprimer
  3. Bonjour,

    Qui est ce "camarade"?

    Bonne journée!

    RépondreSupprimer
  4. Derrière votre prétendue compassion pour les victimes civiles se cache le dépit de voir la défaite militaire et politique des jihadistes modérés d'Alep-est. Qd ces derniers bombardaient le quartier kurde de Sheikh Maqsoud, contrôlé par les authentiques démocrates et laics du PYD, detruisant les hôpitaux et tuant les civils on n'entendait personne les dénoncer.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Un pays souverain au profit d'une minorité allouite qui joue sur les contradictions religieuses et gaze une partie de son peuple des qui le se révolte. Relisez votre histoire au lieu de jouer l'idiot utile du totalitarisme !

      Supprimer
    2. Pourtant l'armée syrienne rassemble des jeunes soldats toute confession confondue.

      Pour les manif de 2011 vous avez les témoignages des soldats qui affirment que des snipers tiraient "de partout", rapportés par Mère Agnès-Mariam de la Croix :
      "De même sur ce blog on fait état du journal anglais en ligne The Guardian [3] qui assure que des soldats syriens avaient été fusillés parce qu’ils refusaient de tirer sur la foule et se réfère à une vidéo sur YouTube où, en réalité, l’interviewer harcèle un soldat blessé pour lui arracher l’aveu qu’il avait refusé de tirer sur les gens. Question : quand vous n’avez pas tiré que s’est-il passé ? Mais le soldat ne comprend pas la question parce qu’il venait de dire qu’il n’avait pas reçu des ordres pour tirer sur les gens, aussi répond-t-il « rien, les tirs ont commencé de toutes les directions ». L’interviewer répète sa question d’une autre manière en demandant « pourquoi tiriez-vous sur nous, des musulmans ? » Le soldat lui répond : « je suis aussi un musulman ». Alors l’interviewer lui demande : « pourquoi alors alliez-vous tirer sur nous ? » et le soldat de répondre : « nous n’avons pas tiré sur les gens, on nous a tiré dessus sur le pont »."

      Plus d'autres témoignages d'habitants se trouvant à Homs, etc.

      De plus, aujourd'hui vous avez les témoignages de Pierre le Corf, SEUL français étant sur place et qui relate ce qu'il voit, LUI, DE SES PROPRES YEUX, en plus des nombreux témoignages qu'il recueil d'habitants ayant fuis l'Est d'Alep...

      "Relisez votre histoire au lieu de jouer l'idiot utile du totalitarisme ! "

      Est-ce si difficile de penser que la Syrie a été déstabilisée dès le début dans un contexte de sanctions occidentales anti-russes ? ( sachant que la Syrie, alliée de la Russie, a refusé le passage du pipeline qatari sur son territoire car cela aurait causé du tord à la Russie qui aurait perdu certains contrats en Europe... )

      Vous parlez de relire l'histoire, je vous enjoint à relire l'histoire des États-Unis et leur propension à fomenter des Coups d'État - voir les documents déclassifiés concernant l'Iran, le Vénézuela, etc. - et à vous demander si cela est de l'ordre du possible qu'ils aient continué cette politique jusqu'à aujourd'hui sans avoir peur d'être "traité" de conspirationniste.

      Supprimer
    3. Enfin....enfin !!!
      Publié sur Le point, un journal qu'on ne peut taxé de révisionnisme ou de conspirationnisme non ?
      http://www.lepoint.fr/monde/attaque-chimique-en-syrie-le-rapport-qui-derange-19-02-2014-1793755_24.php
      Attaque chimique en Syrie : le rapport qui dérange.
      Une étude du prestigieux MIT affirme que le massacre chimique d'août 2013 a été perpétré depuis une zone rebelle, contredisant les affirmations occidentales.

      Supprimer
  5. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. on remarquera la débilité campiste toujours aussi solide de mêler la question gay pour dénigrer une position ... genre ... vous êtes des petits bourgeois occidentaux... merci de votre prise de position elle conforte la mienne .... à l'opposé....

      Supprimer
    2. Parce qu'il reste un PC Syrien ? Si c'est le cas pas sur la ligne du PC Libanais dont l'un des dirigeants a été liquidé par ........... les agents syriens !!
      Mais je dois être trop gay friendly pour un néo stalinien hétéro macho friendly qui a besoin d'un chef !

      Supprimer
  6. RT @edgarmorinparis toutes les barbaries se sont rassemblées conjuguées et combattues à Alep massacrant ses habitants.

    So who are the rebels you like specifically?http://angryarab.blogspot.fr/2016/12/so-who-are-rebels-you-like-specifically.html

    RépondreSupprimer
  7. Merci camarade de me rappeler au devoir, avant de juger qui a tort ou raison, de commencer par se soucier de protéger le plus faible.

    MAIS... quelque détestation que j'ai pour les autocrates, et Assad pas moins que d'autres, et si grand que soit mon amour de la liberté, lorsque je vois les monstrueuses conséquences, partout, des interventions armées du camp occidental, au nom de promesses (à forts relents de pétrole), censées libérer des peuples qui n'y ont gagné que massacres et droit aux fanatiques de disposer d'eux, pardonne moi de continuer de douter de mon droit à laisser mon émotion me réduire à l'hémiplégie intellectuelle.

    D'autant qu'en l'occurrence, après avoir cru comme toi à la répression brutale de l'expression pacifique d'aspirations ô combien légitimes, par un tyran accroché à son siège, j'ai lu, sous la plume d'un certain Robert Kennedy junior, le reproche à son gouvernement d'avoir armé une opposition dont il se serait moins soucié de connaître les convictions que la capacité de le débarrasser d'une entrave à  un projet de pipe line, je me suis pris à douter des informations d'une presse aussi uniformément aligné sur le discours de mon propre gouvernement.

    Ajoute à ça que ma mémoire têtue de faits tout aussi têtus que ceux que tu évoques : de l'Iran de Mossadegh à l'Irak de Sadam en passant par  le Chili d'Allende et pas mal d'autres !

    A tel point que la privation de liberté que je reproche tant à un Castro d'avoir privé un peuple au regard de l'horreur syrienne et de tant d'autres avant (Condor, Contras...) qu'il lui a épargnée... péché véniel.

    Et... est-ce d'être moins bien informé que toi que, malgré l'étonnante persistante possibilité de twitter des insurgés,  je n'ai encore vu aucune preuve, des massives exactions évoquées par écrit (notamment en légendes de photos de l'Obs contredites par ce qu'on y voit) ?

    Comme, est-ce de me souvenir de ce qu'a subi l'Afghanistan*, talibans inclus, qui me fait avoir du mal à regretter que les soutiens de la rébellion ne leur aient pas fourni de missile sol-air ? Et même carrément regretter que ces soutiens aient fourni fusse le premier fusil. Car toi je ne sais si tes certitudes te le permettent, mais moi, si odieux que me soient les milliers de morts de la répression, je ne parviens pas a me convaincre qu'il le soient plus que les centaines de milliers d'aujourd'hui. Et qui risque fort de priver les survivants des espoirs de démocratie, certes ténus, mais plus probables à obtenir au terme d'un
     processus d'apprentissage de relations pacifiées entre communautés dont il faut tout de même se souvenir que comme en Irak (et pas que) elles n'ont encore jamais été démontrées possibles sous un régime démocratique que je crois plus prudent de souhaiter aboutissement que préalable. A tout le moins pour qui est plus économe du sang des autres que de ses convictions.

    T'assurant, camarade, qu'aussi longtemps que tu accepteras le dialogue, je ne te chargerai jamais de guillemets.


    * http://www.matierevolution.org/spip.php?article1982

    RépondreSupprimer
  8. Bonjour,

    J'adore votre condescendance (ironie).

    Je vous pensais plus nuancé concernant le conflit syrien : je me suis trompé.

    Avez-vous vu le reportage "un oeil sur la planète - Syrie : le grand aveuglement".

    Il vous aidera à nuancer votre vision, sans pour autant oublier le peuple syrien.

    Recevez cependant tout mon respect, notamment celui de ne pas vous appeler "camarade".

    Cordialement,

    Jean-Jacques

    RépondreSupprimer
  9. Bon, je ne voulais pas ajouter de commentaire à ce topo, précis, factuel et tragiquement réaliste.
    Je vais pourtant le faire, ne serait-ce que par soutien pour l'auteur, quand je lis les tombereaux de connerie propagandistes pro-poutines (les "camarades" ont toujours eu un faible pour Staline et consorts, et toute forme de pouvoir autoritaire pour peu qu'on leur dise que c'est pour la "cause commune")
    On ne se refait pas: au fond quoi qu'on dise, quand on aime la violence, on trouve toujours moyen de la justifier...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. votre commentaire dit qu'il y a des "pro-poutines", des "stalinistes" et qu'ils sont amoureux de la dictature, et quoi d'autre ?

      Une réponse sur le blog les-crises
      https://www.les-crises.fr/massacres-a-alep-lettre-a-un-camarade-qui-sobstine-a-justifier-linjustifiable-par-julien-salingue-reponse/

      Supprimer
  10. Bonjour Camarade,

    Pourriez-vous m'indiquer le bureau de délivrance des brevets de gauchitude ? J'ai fait certifier par un huissier une de mes larmes pour Alep comme authentiquement de gauche, car moi aussi je souhaite devenir professionnel de l'indignation à géométrie variable à la manière de l'authentique camarade Raphaël Glucksmann.

    Blague à part, à dire vrai Camarade, je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu, et je n'ai pas envie de faire comme l'oiseau en survolant le sujet, car j'ai lu ceci :
    https://www.facebook.com/bruno.guigue.10/posts/1007279962750792

    Je ne sais pas d'où parle cet homme, mais j'avoue que cela contribue à ma perplexité et une petite voix m'hurle à l'oreille qu'il est urgent d'en savoir plus. Je me connais bien : je m'étais déjà fait avoir à l'époque par l'affaire des couveuses au Koweït, c'est aussi pour ça que je n'ai pas l'envie d'ajouter ma voix au concert des anathèmes de canapé.

    Bien à vous, Camarade.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Exactement...! Bien argumenté, merci.

      Supprimer
  11. Surtout vous oubliez de dire que si Bachar est effectivement un beau salaud qui n'a pas les droits de l'homme chevillés au corps, Alep et le reste de la Syrie était bien en place et bien debout jusqu'en 2012. Or Bachar était dejà là depuis longtemps. Alep était une ville dynamique et magnifique. Que s'est-il donc passé depuis 2012? Avez vous si peu de mémoire et si peu de culture générale pour oublier que les démocratie occidentales, USA en tête, n'ont jamais hésité à destabiliser les régimes qui ne leur plaisaient pas, avec en général des résultats pitoyables? Oublié les fausses armes de destructions massive en Irak? Oublié le faux charnier de Timisoara? Oublié la fausse fiole d'Anthrax? Oublié encore la fameuse "fumeuse" affaire de l'attaque fantome des nord coreens dans le Tonkin qui déclenchera véritablement la guerre au Viet nam?
    On pourrait multiplier les exemples. Vous semblez répondre à une propagande par une autre. Les Russes ne font pas mieux que les américains, mais justement, le travail d'un observateur objectif est bien de chercher la vérité et non de se contenter de répéter ce qu'untel ou untel raconte.
    Quand on pense que les Démocrates en sont à accuser la Russie d'avoir fait élire Trump, on mesure leur désarrois!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, exactement... étonnant de la part de qq'un si avisé sur d'autres questions, mais voilà... c'est la puissance de la propagande qui finit par piéger, mêmes les meilleurs parfois...

      Supprimer
  12. Julien, tu étais une référence dans la justesse de ton analyse, mais là tu me fais penser à un proverbe arabe qui dit "le bon cheval chute au moins une fois".Il semble que que c'est ton cas cette fois. Pour avoir discuter avec toi à lyon je sais que tu es à l écoute. Veux tu me répondre à cette question. Le début des événements est spontané sans les Qataris ......Dans ces manifestations un drapeau est apparu soudainement par milliers. Ce drapeau est celui que le mandataire français a imposé aux syriens.ce drapeau à disparu depuis 1958.Qui l a fabriqué par milliers ?
    Tu compares la révolution tunisienne et égyptienne ,là c'est du spontané. Les frères musulmans n'ont pas participé et les gens ont porté le drapeau de leur pays. A l inverse la lybie c'est le même scénario que la Syrie et nous savons aujourd'hui qui a fabriqué le coup d état en lybie.

    RépondreSupprimer
  13. Bravo et honte à tous ceux qui se réjouissent du massacre des civiles syriens et des rebelles.
    bachar, russie, iran ce ne sont que des assassins et le mal incarné, le bien triomphera, le peuple syriens triomphera.

    RépondreSupprimer
  14. Merci du courage d'exprimer votre point de vue, même si je ne saurais le faire mien. J'apprécie nombre de vos analyses et positions, mais sur cette crise, si je plains toutes les victimes de cette guerre, je ne peux adopter une position prenant partie avec autant de certitude. Les faits sont têtus, mais terriblement difficiles à établir, en particulier à distance (géographique et culturelle ici). Ils sont en particulier quasiment impossibles à établir avec certitude lorsque deux propagandes de guerres des plus grandes puissances s'affrontent.
    Pour ma part, je ne tiens pour sûr que les faits sur lesquels les adversaires s'accordent et qui ne vont pas dans le sens d'un intérêt qui leur serait commun... Autant dire que je n'ai que peu de certitudes.
    En revanche, certaines crises passées comme évoqué plus haut dans les commentaires, invitent à être pour le moins dubitatif sur les motivations et les identités réelles des protagonistes, compte tenu de l'historique longue comme le bras des changements de régimes pilotés depuis l'étranger pour des motifs bien éloignés de l'intérêt des peuples. Je pense à Chomsky et la fabrique du consentement, je pense à l'indignation sélective, je pense à l'Irak à la Libye, et pour ma part, je retiens que dans le doute toute intervention militaire dans un pays tiers hors du droit international, aussi détestable soit son régime, présente plus de risques de désastre que d'espoir pour le peuple prétendument secouru.

    Les seules pressions humanistes raisonnable à mon humble avis de simple citoyen devraient être économiques (encore faut il s'assurer que ce n'est pas le peuple qui trinque le premier en ce cas), et la véritable bienveillance consisterait plutôt à accueillir les exilés qui le souhaitent, à proposer des collaborations fructueuses conditionnés à des progrès démocratiques etc...

    Et si je crois que nous gagnerions (et les pays tiers aussi) à être moins interventionnistes à l’extérieur, nous devrions en revanche être plus exigeants et combatifs envers les pouvoirs qui s'exercent directement sur nous, politiques médiatiques etc. Je prêche probablement plus convaincu et plus actif que moi sur ce terrain d'ailleurs en l'occurrence!

    RépondreSupprimer
  15. Merci Julien. Magnifique texte pour répondre à ceux qui ont le ''coeur sec''. Alice

    RépondreSupprimer
  16. Je Vous félicite Julien Salinge. Vous avez parfaitement décrit les choses et mis les points, là où il fallait. Je vais reprendre le lien de cet article pour lui offrir encore plus de lumière. Le camarade pour ceux qui n'ont pas saisi, c'est le Sieur Mélenchon .

    Merci encore pour cet article.

    RépondreSupprimer
  17. Tout est si juste. Et avant toute chose:
    C'est une revolution populaire initiée par le peuple lui-meme et personne d'autre.
    Merci pour eux.

    RépondreSupprimer
  18. Julien Salingue: Après avoir lu votre article j’associerais certainement votre nom avec les deux héros du livre de Flaubert "Bouvard et Pécuchet" vous tiendrez les deux rôles à vous tout seul. Toute votre analyse pontifiante ne tient même pas à la lecture. Si vous étiez un chef militaire vous bombarderiez une ville avec des avions de chasses et des hélicoptères ralentit par des gros barils de TNT prêt à exploser à la merci de n'importe quelle pecnot avec un RPG ? Vous connaissez l’existence des obusiers ? un simple tube transportable par un homme et qui balance des obus chimique ou des barres en acier sur laquelle on soude des bombonnes de butane, une des armes favorite des sois disant rebelles pacifique ? Hé "Camarade" puisque tu te soucie du "peuple" laisse le peuple syrien décider de son destin et ne sois pas étonné (si tu veux garder un peu d'amour propre) qu'il choisisse celui qui à résisté avec courage à l'agression de la coalition atlantiste: Bachar Al Assad

    RépondreSupprimer
  19. Excellente analyse. Le mépris du camarade JLM pour ceux qui, en Syrie, se sont soulevés en 2011 contre le tortionnaire Assad pour les libertés démocratiques et la justice sociale est sidérant. Le fait qu'il se retrouve dès lors sur les mêmes positions que Poutine, Khameneï, Le Pen ou Fillon le discrédite. Le programme présidentiel du camarade JLM est fort et mobilisateur (je l'ai acheté et lu!) . Mais nous serons nombreux à ne pas voter pour lui à cause de ses positions sur la Syrie. Et il ne pourra s'en prendre qu'à lui-même, avant de crier au complot des médias et du Qatar réunis...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quel argument de haute volée : donc si Fillon ou MLP disent un jour qu'il fait beau, et que Mélenchon confirme, cela le discrédite à jamais ? C'est dingue de lire des commentaires aussi c...

      Supprimer
  20. @Julien Salingue Votre lettre à un "camarade" est publiée sur un blog nommé "Résister à l'air temps". Êtes-vous sûr d'y être parvenu ? Le même blog proclame en entrée que "le pire n'est jamais certain". À vous lire, j'ai bien peur que vous démontriez le contraire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais dans l'internet alternatif, c'est justement l'air du temps pro-Poutine et compagnie que vous défendez inlassablement dans votre blog à vous - pour le meilleur comme pour le pire -, et c'est aussi à cet air du temps-là que vous permettrez à certains esprits soucieux d'objectivité d'y résister.

      Supprimer
    2. Mais dans l'internet alternatif l'air du temps est justement pro-Poutine, Assad et compagnie, et ce sans limites dans le pire... Permettez aux esprits soucieux d'une information objective d'y résister. (Signé: A. Romanoff)

      Supprimer
  21. Tout y est, tout est dit. Hélas !!!
    L'attitude de JLM reste un mystère paradoxal, qui en appelle un autre : est-il représentatif des insoumis ? Pensent-ils tous comme lui ? Ce mouvement semblait pouvoir incarner un Podemos à la française... Jusqu'à ces récentes prises de position.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai dû louper quelque chose...
      Quels sont vos indices pour l'identification du dit "camarade", svp?

      Supprimer
    2. Sauf qu'il n'y a aucun paradoxe et que sa position sur la Syrie est très claire est très loin de celle qui est dépeinte dans cet article... Il est pour une intervention de l'ONU, justement pour défendre les civils sans prendre parti aux intérêts des un et des autres

      https://youtu.be/cWbD66BNWc4?t=13m26s

      Supprimer
  22. Les ennemis de mes ennemis ne sont pas nécessairement mes amis. Il faut veiller à ne pas tomber dans des pièges grossiers.

    L'impérialisme américain existe, on connaît sa volonté d'asservir et les catastrophes qu'il a provoqué et provoque toujours.

    La Russie d'aujourd'hui n'est pas L'URSS. Si cette dernière pouvait cacher ses visées expansionnistes et impérialistes derrière un anti-imperialisme de façade, la Russie de Poutine ne le peut même plus. L'impérialisme tsariste est de retour.

    Et ce n'est pas parce que l'impérialisme Russe se heurte à l'impérialisme États-Unien, dénoncé à juste titre par beaucoup, que cela le rend plus acceptable.

    Tous les imperialismes sont à dénoncer. Tous. Toute volonté d'exploitation, cachée sous la défense d'intérêts est à combattre.

    Et ça commence par une attitude simple : refuser de s'aligner derrière un puissant, avoir la volonté de devenir adulte en tenant bon sur ses valeurs.

    Peut-on le faire tout seul ? Certainement pas. Quelque chose doit être construit au niveau Européen, qui nécessite de sortir de toute tutelle, Américaine comme Russe ou encore Chinoise.

    L'enjeu n'est pas de construire notre propre imperialisme - cela serait tomber dans des travers que l'on dénonce - mais, ayant tirer l'expérience de nos erreurs coloniales, de construire une nouvelle façon d'aborder les relations internationales. Non plus en terme de supériorité, de domination, de défense d'intérêt, de concurrence, mais d'échange et de coopération avec respect avec des gens, différents, mais qui valent tout autant que nous.

    C'est cette position que doivent défendre les forces progressistes, en Europe et ailleurs. Nous devons cesser d'être des vassaux, de quiconque, pour redevenir des adultes responsables.

    RépondreSupprimer
  23. Vous êtes tranquillement en train de nous dire que les rebelles Syriens sont de gentils démocrate massacré par Al Assad ?

    RépondreSupprimer
  24. j'aimerais bien que JLM se frotte à de vrais intellectuels de gauche dans un débat public plutôt que de faire des cartons sur les chaines soumises ou dans une vidéo ou il vocifère contre ces détracteurs. Camarade un peu de courage et organise un débat public sur la Syrie.....chiche. Claude P.

    RépondreSupprimer
  25. Julien Salingue, on se connait, on s'est croisé à Nantes , et on avait pas mal discuté, après ton intervention.
    Pour le coup, c'est moi qui vais finir par avoir du mal à t'appeler "camarade" si tu continues à aboyer avec la meute des "chiens de garde" que tu connais pourtant si bien.
    Franchement, la position de Mélenchon est on ne peut plus claire sur le sujet, bien loin de la caricature que tu en fais dans ton papier, je ne te ferais donc pas l'insulte de te mettre les liens vidéo que tout le monde à déjà vu, sauf toi apparemment..
    fraternellement, Nat Briegel

    RépondreSupprimer
  26. Que voilà un billet long et intéressant. Malheureusement, quelques petits détails me choquent un tout petit peu. Et je ne vais prendre qu'un exemple :
    ..."des centaines de milliers de Syriens se sont soulevés contre un régime dictatorial et prédateur, comme en Tunisie, comme en Égypte, comme en Libye..."

    Des centaines de milliers se sont soulevés, effectivement, dans ces 4 pays. Trois pays en ont fini avec "régime dictatorial et prédateur" et les quelques centaines de millliers, aidés par les occidentaux, ont pris le pouvoir, en Tunisie, Lybie, et Egypte... Et le résultat te parait suffisamment convaincant pour que tu veuilles appliquer la même recette à un 4e ? T'as pas l'impression que se planter trois fois justifie la prudence d'un Mélenchon, avant de répéter l'erreur une quatrième fois ?
    Je suis pas toujours d'accord avec le Mélenchon en question, mais là franchement, sa prudence et sa circonspection me paraissent, et de loin la position la plus sage à tenir.
    Mais libre à toi de compter plutôt sur BHL pour régler tout ça, il fait ça très bien.
    Les Russes (l'armée russe) sont des barbares ? sans blague, la belle affaire. T'as déjà vu une armée composée d'autre chose que de barbares ? Ils maccacrent ? Sans blaque, tu crois que l'armée est là pour la paix ? Tu crois que quand les français ou les américains bombardent ici ou là (irak, lybie, afganistan...), ça ne fait pas de morts civils, ca ne tue pas des enfants, des femmes, et ça ne fait pas sauter des hopitaux ? Tu vrois vraiment les belles images qu'on te montre à la télé, où on voit les missiles exploser pile poil sur le nez du terroriste au milieu de la foule ? T'es pas naïf à ce point là, si ?
    Ce que les occidentaux veulent faire ne Syrie, c'est déboulonner bachar, à n'importe quel prix. voilà ma prédiction. Si cela réussit, le pays passe sous la charia dans son ensemble dans les deux ans qui suivent. on aura une fois de plus aider des terroristes à s'installer tranquilement, tout ça parce que Bachar n'était pas démocrate. Les russes, eux, veulent réinstaller l'autorité de Bachar sur l'ensemble du territoire, histoire de stabiliser le pays. Je ne suis pas naïf, ils ont des intérêts autres que Bachar, bien évidemment, mais il me paraitrait nettement plus sage, pour nous, de les aider dans un premier temps, et de provoquer la fin du régime de Bachar par des voies "diplomatiques" (élections libres et surveillées par l'Etranger, par exemple) lorsque le calme sera assuré.
    Mais bon, vu que par principe, poutine est un salaud et les russes les pires impérialistes du monde, c'est un discours qui ne peut pas s'entendre en France, même à gauche. Dommage.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous avez raison sur toute la ligne... et avez de la chance de ne pas vous en prendre plein la figure comme je l'ai pris en tout début des commentaires... Mais, je ne sais pas pq, je persiste à penser que J.S. finira par revoir sa copie

      Supprimer
  27. Salut tout le monde,

    primo, moi, j'avoue je lis plein de trucs je n'y comprends rien. Mais je promets de faire l'effort de recouper le maximum de choses, car les événements sont graves.

    Secundo, je n'en peux plus, en tant qu'insoumis, d'être constamment attaqué sur ces questions. Nous essayons de construire une alternative citoyenne concrète qui peut potentiellement aboutir, nous mettons tout en oeuvre pour, avec un énorme travail d'éduc pop etc. Et dès qu'on en parle à qqun c'est : "camarade" soutient Poutine ! Comment peux-tu ??? Quelle honte !!!

    C'est désespérant.

    RépondreSupprimer
  28. Merci Julien Salingue pour votre courage! Je conçois qu'on ne soit pas d'accord avec la révolution syrienne, mais on ne peut pas la nier! leur voler ça! alors que les Syriens ont agi au prix de leur vie, traduit le pire des mépris! Je rajouterai pour enfoncer encore un peu plus votre "camarade" qui fut un jour mon "candidat" qu'à chaque fois qu'il évoque Alep-est il résume sa population d'un air haineux "à ceux qui ont assassiné Charlie Hebdo" c'est ignoble!
    C'est triste qu'un démocrate soit passé à côté de l'élan magnifique de la population syrienne pour demander la chute du tyran, c'est criminel de nier leur combat, de nier les massacres!

    RépondreSupprimer
  29. Bonjour Julien,

    Je suis vraiment déçu par votre manque de discernement, vous qui êtes supposément critiques envers les médias.

    Je vous recommande ce débat intéressant, et vous remarquerez, avec votre sens de la critique, les efforts du présentateurs pour défendre la position de la démocratie française et des médias.

    https://www.youtube.com/watch?v=k0XkDfi8OnY

    Cordialement,

    Jean-Jacques

    RépondreSupprimer
  30. There's more propaganda than news comong out of Aleppo this week
    Patrick Cockburn
    http://www.independent.co.uk/voices/aleppo-crisis-syrian-war-bashar-al-assad-isis-more-propaganda-than-news-a7479901.html

    RépondreSupprimer
  31. L'analyse d'un poisson rouge. Effectivement pas de camarade qui tienne avec des gens prêts à tout pour justifier la guerre comme cela.

    RépondreSupprimer
  32. Monsieur, j'ai lu votre lettre avec attention et respect, il appartiendra à son destinataire de vous répondre. Permettez-moi une simple remarque.
    Je cite cette phrase de votre propos "n’ai en effet rien à dire à la droite et à l’extrême-droite pro-Poutine et/ou pro-Assad, qui assument clairement leur soutien à des régimes autoritaires au nom de « valeurs » communes, et qui n’ont jamais fait semblant de vouloir construire une réelle solidarité avec les peuples opprimés.". C'est votre droit de désigner MM Poutine et Assad comme le nouvel Axe du mal, selon l'expression en cours au Pentagone pendant longtemps, mais un nom n'apparait jamais dans une lettre pourtant bien longue, celui de François Hollande et un pays n'est jamais cité, la France de M Hollande, celle de Fabius et de Sarkozy, la France etrenelle patrie des droits de l'homme qui en 1945 faisait bombarder Damas, De Gaulle dirigeait alors un gouvernement où siégeaient des ministres communistes et socialistes.La France qui de l'aveu de ses propres dirigeants arme et soutient des groupes armés, dans le but plusieurs fois proclamé d'obtenir par la force armée le départ du dirigeant d'un état souverain.De quel droit ? Quelles sont les valeurs de "gauche" qui justifient le droit qu'aurait Hollande de décider qui doit gouverner la Syrie, comme hier on décidait de chasser Milosevic ou Kadhafi. Quels sont vos principes, quelles sont vos valeurs qui vous permettent de justifier ce qu'en d'autres temps on appelait simplement une guerre impérialiste ou la politique de la canonnière.Un dernier, sur la somme monstrueuse de crimes que vous imputez aux forces armées russes et syriennes.Je ne sais pas si vous êtes de ma génération, mais l'histoire récente et plus ancienne devraient vous inciter à plus de prudence, avez-vous déjà oublié le charnier de Timisoara, les couveuses de Saddam Hussein, les fioles brandies par Colin Powelle, les aveux récents du très socialiste Tony Blair avouant devant les Communes que la guerre en Libye fut déclenchée sur des preuves fabriquées de toutes pièces..Je n'ai aucune raison de douter de votre bonne foi et je vous devine comme un homme de paix, du moins je l'espère, je suis persuadé que votre conscience et votre indignation devant les horreurs de la guerre vous feront approuver ces quelques simples demandes :Arrêt de TOUS les bombardements, en Syrie, en Irak, mais aussi au Yemen. Retrait de TOUTES les troupes milices étrangères,y compris donc les groupes armés et financés par nos amis saoudiens, y compris nos forces spéciales et conseillers militaires Si vous pensez que cette demande ne doit concerner que l'armée russe et le Hezbollah, c'est votre point de vue, le même que celui de Hollande et Obama, vous devez simplement le formuler plus clairement, afin que tout le monde monde comprenne bien dans quel camp vous vous situez.. Cordialement à vous L Belhassen

    RépondreSupprimer
  33. et oui injustifiable par quelque bout qu'on le prenne.
    Et je suppose que le place au peuple de jean Luc mélenchon ne s'applique pas au peuple syrien!

    RépondreSupprimer
  34. Et oui injustifiable de a à Z bien sûr.
    Et le place au peuple de Mr Melenchon (on ne se tutoie plus maintenant parait il!)
    ne concerne donc pas le peuple Syrien

    RépondreSupprimer
  35. Bonjour,
    Je suis vraiment très étonnée de vous retrouver au sein de le meute médiatique transformant JLM en soutien de Poutine et Assad et de leurs bombardements. Très étonnée même car j'ai mis du temps à croire que le camarade en question était JLM tellement cela me semble extravagant, vous qui d'habitude analysez si bien les travers des médias. Que vous arrive-t-il ; je n'en crois pas ce que je lis.
    Quelqu'un que je ne connais pas et moins paresseux que moi a fait le travail que vous auriez dû faire ; je vous poste son billet ; pardonnez moi mais je suis vraiment désolée de vous voir tenir ce rôle :
    https://blogs.mediapart.fr/avellino/blog/161216/melenchon-syrie
    Comme je ne suis pas une habituée de votre blog - je vous connais par Acrimed - et que je ne veux pas rester anonyme : je suis Jocelyne Crampon.

    RépondreSupprimer
  36. JL Mélenchon a une vision tragique de l'histoire, et malheureusement on peut craindre qu'il n'ait raison - donc lui il voit parfaitement comment ce déferlement démentiel de propagande anti-russe peut créer les conditions psychologiques nécessaires pour engager une future confrontation ... sa position n'est pas facile, il est comme Jaurès anti-guerre, et pour cela il doit prendre des positionnements politiques et non pas affectifs ou émotionnels - les insoumis sont avant tout des insoumis, même s'ils savent s'indigner - et un insoumis est avant tout un politique qui réagit politiquement à l'histoire du monde - votre déception est sincère, émouvante même, émotionnellement compréhensible face au drame humain qui se joue sous nos yeux, mais elle est politiquement erronée, car excessive - quand après demain, il sera possible de relire la séquence actuelle à partir des faits réels alors dépourvu de toute propagande, vous comprendrez bien mieux ce que le camarade JL Mélenchon défend comme position politique -

    RépondreSupprimer
  37. Je ne suis pas un analyste brillant et informé, je ne comprends pas tout dans cette situation complexe de la Syrie, je lis quelques articles ici et là, je ne suis qu'un petit citoyen qui essaye de suivre et comprendre le monde comme il peut. Pourtant favorable à Mélenchon sur d'autres sujets, je n'ai pas compris sa position sur le conflit en Syrie. Je me retrouve dans cet article, merci.

    RépondreSupprimer
  38. Je pense que Julien Salingue se laisse aller à une émotion , laquelle, bien que légitime, est vraiment du "bon côté". Autre chose est d'avoir le courage de réfléchir en tentant de garder toute sa tête pour résister à ce déferlement d'émotion. Et d'ailleurs, je trouve qu'Edwy Plenel est un peu, en ce moment, en deçà de ses capacités d'analyste et de grand alerteur. Médiapart a été créé, je crois, pour nous donner une information qui nous permette de construire notre propre pensée. Je ne suis pas certaine que sur Alep et la tragédie syrienne, cet objectif demeure primordial. Les larmes, en plus lorsqu'elles sont si bien partagées, sont faciles. Et pourquoi, pour quelles raisons ne pouvons -nous pleurer ensemble sur ce qui se passe au Yémen, on bien encore au Soudan ? Pour quelles raisons n'intervenons-nous pas et ne joignons pas nos cœurs et nos larmes sur la répression qui s'est abattue en Égypte, ou bien en Turquie ? Non, vraiment, ce deux poids deux mesures est, chaque jour, chaque minute qui passe de plus en plus insupportable. Pensez-vous vraiment Julien Salingue, et ceux qui pensent comme lui, que nous sommes des monstres et que nous nous réjouissons ensemble du massacre et des souffrances
    des civils d'Alep ? Pensez-vous vraiment que Jean Luc Mélenchon se félicite des bombardements attribués aux Russes et à l'armée officielle syrienne ? Il me semble que vous vous laissez entrainer par ces images odieuses qui nous sont proposées à longueur de médias, et qui s'apparentent pour moi, à une manipulation et à un voyeurisme abjects. Parce que, à quoi sert de regarder ces images si on ne fait rien pour qu'elles cessent d'exister ? La manière de réagir vis à vis des immigrés et des réfugiés, cette absence totale d'humanité, et ces engouements faciles me donnent la nausée. C'est précisément ce que j'ai à l'esprit tout le temps, ce deux poids deux mesures. Quel réconfort de pleurer ensemble sur les massacres d'Alep et de garder le silence dans le même temps sur les exactions et les massacres de population perpêtrés au Yémen ! Quelle volupté de s'abandonner à ce flux lacrymal populaire lorsqu'on ferme sa porte et son cœur aux réfugiés ! Non, je ne vous mets pas Julien Salingue dans ce sac des bien-pensants à la petite semaine, mais tout de même ! Un peu de distance ! Et de pudeur aussi...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Entièrement d'accord... nous nous sommes d'ailleurs retrouvés sur la même ligne dans Mediapart

      Supprimer
  39. C'est parfaitement clair, du beau travail

    RépondreSupprimer
  40. Quand on attaque quelqu'un, ce serait bien de le nommer. Mélenchon, puisque c'est de lui que nous parlons s'est exprimé en long en large et en travers via des notes de blog, articles, itw et vidéos sur la Syrie. A partir de là, pourquoi utiliser un procédé du type "Pour résumer, tu penses que : "....."" afin de mettre dans sa bouche des mots et des idées qui ne sont pas les siens ?

    RépondreSupprimer
  41. Un état souverain ? Un état aux mains d'une minorité allouite qui se maintient en jouant des luttes inter confessionnelles et en gazant toute rébellion et il faudrait crier vive ALEP libère quand on est anti-impérialiste ?
    Foutaises

    RépondreSupprimer
  42. Et donc Monsieur Salinque veut déclarer la guerre à l'IMpérialisme Russe?
    C'est cela la solution? Encourager le climat de guerre mondiale sous prétexte de Révolution?
    On est pas en 1917, les brigades internationnales ne sont plus et le peuple se moque des trotskystes et en a ras le bol des postures gauchistes de confort.

    Vous confortez par vos propos que JLM est PRO Poutine/Assad PRO bombardement et défend la guerre. Vraiment n'importe quoi.
    Retournez faire vos blagues pourries sur Facebook ou bien proposé un programme pour régler cette affaire plutôt que de parler à tout va de Révolution.

    Car le peuple n'est plus l'acteur majeur dans cette guerre où ils ont été prit en otage et ont été obligés de choisir un camp entre Assad, Armée Syrienne Libre armée par l'Arabie Saoudite et le Qatar, par Al Quaïda alias Al Nostra.
    Alors le peuple acteur majeur faut arrêter les dérives Révolutionnaires stupides.

    La Révolution est morte à partir du moment où une partie du peuple Syrien se sont armés et ont accepté l'arrivée des forces étrangères.

    A chaque fois qu'il y a une Révolution on devrait appliquer le droit d'ingérence et même faire un embargo le temps que le peuple renverse leurs Tyrans, mais ca ne se passe pas comme cela et vous le savez.

    C'est dégueulasse de réduire les propos de JLM à de la rhéthorique et indigne de l'intellectuel que vous êtes.
    Et votre morale gauchiste citant Ché est bien la preuve de votre je m'en foutisme. Puisse que vous aimez le Tché prenez les armes devenez acteurs et vous serez plus écouté que JLM lui même puisque c'est ce que vous cherchez.

    Malgré le ton incisif et les propos ambigus liés aux aléas des plateau de télé dès qu'on sort du cadre, dès qu'on rentre dans le vif du sujet, Jean Lunc Mélenchon et ceux qui le renseignent et travaillent avec lui y comprit en faisant des critiques, restent la meilleur intervention de gauche sur la Syrie.
    Tronquez ces discours c'est de la manipulation et relayez c'est se mettre dans le camps de Hollande et des Américains.

    Regardé cette vidéo et celle qui suit qui a été tourné automne 2015, ce n'est pas qu'un être qui tient un discours, il explique et clarifie, c'est sur c'est pas la douce musique habituelle de nos politiques.
    https://www.youtube.com/watch?v=kUk_qwZK0o8

    RépondreSupprimer
  43. "Et c’est au nom de ces vertus que tu tentes de nous convaincre aujourd’hui qu’il ne faut pas se tenir résolument aux côtés de la population d’Alep assiégée et massacrée, et qu’il ne faudra pas se tenir demain aux côtés des populations des autres villes syriennes déjà assiégées et bientôt massacrées." Si cet espace de commentaire est bien compris comme une invitation à l'échange, je te demande, camarade, où et quand JLM a pu tenir un pareil discours? Pour ma part je l'ai entendu et depuis plusieurs années demander une intervention des casques bleus de l'ONU sur place, comme en Palestine. Il s'agit évidemment de protéger les civils et d'empêcher d'autres crimes de guerre. Je ne crois pas qu'armer - leur livrer des missiles sol-air, du materiel lourd, etc - ceux qu'on regroupera sous l’appellation de "rebelles" soit une bonne idée, j'ai peur qu'on se retrouve avec un Vietnam bis et je ne veux pas tenter le diable: qui sait dans ces conditions à quel moment les USA cibleront directement des forces russes? On a déjà un cas avec les turcs qui ont abattu un de leurs avions, je crois que c'est un des points majeurs de l'argumentation de JLM sur le sujet. Ne caricature pas les positions s'il te plaît, le sujet est trop grave pour ça.

    RépondreSupprimer
  44. Une autre lettre à un ami sur le conflit syrien, avec moins de certitudes, d'arrogance et une analyse plus fine...
    Lettre à un ami syrien qui a dit: «Votre opposition à l'attaque américaine contre la Syrie signifie que vous soutenez le régime d'Asad»
    en anglais
    http://www.jadaliyya.com/pages/index/13938/letter-to-a-syrian-friend-who-said_%E2%80%98your-oppositio

    RépondreSupprimer
  45. Très bel article. Merci de remettre la protection de la vie humaine au centre du débat.

    RépondreSupprimer
  46. C'est désolant de constater chez de nombreux "pro-palestiniens" l'arrogance de celui qui sait tout et qui fait de la "géopolitique" devant son ordinateur en méprisant la lutte et les souffrances d'un peuple martyrisé, quel qu'il soit. Comme le dit Julien Salingue, les faits sont là et on ne peut pas les nier.
    Comment un militant qui se dit "anti-impérialiste et pro-propalestinien"à l'image des partisans des Assad et Poutine peut-il nier à ce point l'existence et la juste lutte du peuple syrien pour la liberté et la démocratie et penser que la révolte de 2011 en Syrie était télécommandée par l'impérialisme occidental? Quel mépris pour ce peuple!
    Merci à Julien Salingue d'avoir contribué à dénoncer la propagande négationniste et l'arrogance des pro-Assad et pro-Poutine, particulièrement dans le milieu de la militance pro-palestinienne, là où on s'y attendrait le moins !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous le pensez toujours, malgré les nombreuses révélations qui nous arrivent chaque jour et qui démontrent précisément tout le contraire de ce qu'affirme J. Salingue dans son papier...?

      Supprimer
  47. D'accord en ta version ni l'IRA en Irlande ni l'ETA à votre Sud, n'avaient pas les armes qu'ont les bons "terroristes".

    RépondreSupprimer
  48. A l'auteur : Pourrais-tu, pour justifier tout cet exercice, citer précisément quand ton dit-"camarade" a contribué "à expliquer qu’il ne fallait pas s’engager aux côtés des habitants d’Alep et qu’il ne fallait pas dénoncer les bombardements dont ils étaient victimes, pas plus qu’il ne fallait dénoncer les exactions commises par les troupes au sol lors de la « libération » de la ville". Je ne connais pas JLM, mais il me semblait évident que ses interventions médiatiques visaient justement - tout comme ton texte - à empêcher un déséquilibre dans le traitement médiatique des événements qui agitent cette région (mais j'imagine que ce terme "d'événements" que j'utilise deviendrait dans une de tes tribunes, si je venais à devenir une de tes cibles, rien de moins qu'une négation des souffrances civiles...). Va lire, par exemple, Libération (édition de ce we, 17/18 décembre les "désintox" sur Alep) et tu ne pourras décemment plus prétendre ne pas comprendre. Evidemment, il aurait mieux valu que ce soit toi plutôt que JLM qui prenne la parole car tu es bien plus mesuré, équilibré et renseigné, je n'en doute pas. Mais JLM a un accès plus large aux médias, et une certaine expérience de la bête, il procède donc à sa manière. Je comprends ton attitude, je comprends la sienne, mais je ne comprends pas que tu ne comprennes pas son attitude. Tu n'arrives pas à voir dans les interventions de JLM autre chose qu'une apologie de la doctrine Poutine, et bien moi je n'arrive pas à voir dans ton texte autre chose qu'une justification d'un certain 2 poids 2 mesure - notamment concernant les massacres de l'Arabie Saoudite au Yemen. Est-ce que la coalition a laissé les islamistes reprendre Palmyre pour pouvoir accuser la Russie de ne pas lutter contre l'EI mais de n'affronter que les modérés ? D'où venaient les 4000 soldats à l'origine de cette reprise (racca ? mossoul ? tapis sous des grains de sable ?) ? Est-ce qu'il est plus facile d'attaquer quelqu'un sur la base de propos qu'on lui prête plutôt que sur des propos qu'il aurait tenu ? Certes. J'admire ton argument comme quoi l'absence de bombardements directs de la coalition sur le régime syrien démontrerait que celle-ci n'a pas pour but de déstabiliser la Syrie.
    Sinon, je ne rentre pas, par manque de temps, dans la construction de ton argumentaire - fort éloignée par moments d'une certaine rigueur à laquelle tu es pourtant vraisemblablement rompu - mais je ne comprends, pour donner un exemple, pas bien comment tu sais que l'élan démocratique (dont t'a été "révélée" la sincérité) aurait été un succès face à Assad seul ? J'espère ne pas avoir sombré dans les écueils que tes remarques préventives visaient à éviter.
    Amicalement, et avec beaucoup d'intérêt pour ton travail, et te remerciant de contribuer à une information plurielle, tout en déplorant le style ici retenu ... (ah oui et bien sûr si les "gentils" avaient eu des plus grosses armes on serait tellement mieux ...).

    RépondreSupprimer
  49. Qui peut prétendre être plus renseigné que l'autre?
    Cela suppose un certain nombre de conditions. Or elles n’ont jamais été réunies. Pour personne. mais les choses les plus grosses échappent quelquefois complètement à l'entendement. Un cul d'éléphant, c'est énorme, mais si on est collé devant on ne voit pas ce que c'est. L'énorme travail de propagande occidentale, notamment US, échappe à l'entendement. Heureusement, on nous aide à prendre le recul nécessaire:https://www.legrandsoir.info/syrie-l-assassinat-de-journalistes-a-permis-aux-militants-mediatiques-de-dominer-l-information-un-effet-du-hasard.html

    RépondreSupprimer
  50. Quand aux pauvres "rebelles" dénudés, combattant en tongues, tel que les décrivait Florence Aubenas. on peut quand même rire:les budgets US, saoudien ,quatari, britannique et...français, etc qui leur ont été consacrés, dépassaient dès 2011/ 2012 le budget de l'état syrien!!!
    Là aussi...le cul d'éléphant...!

    RépondreSupprimer
  51. Apparemment, certains commentaires ont beaucoup de mal à passer!!!!!
    Permets moi de m'étonner!

    RépondreSupprimer
  52. Nombre de commentateurs auraient été en 1940 des collaborateurs avec l'occupant nazi.
    Rien de nouveau à l'Ouest.
    Niez niez niez...L'immense stérilité de la négation.
    Analyse factuelle, inattaquable, de J. Salingue.
    Commentateurs en nombre dans le délire totalitaire ordinaire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. analyse "factuelle"! ? houla! quelles sont les sources? absence totale! Que des reprise de deuxième ou troisième main dont l'origine n'est autre que: soit le pentagone, soit l'otan, le quai d'orsay et leurs relais dont le psittacisme est tel qu'ils en sont ridicules. on peut mieux faire! quand même!

      Supprimer
    2. Oui, oui, tous ceux qui sont pas d'accord avec vous sont d'affreux nazis sortis de l'enfer, on a l'habitude, et cette méthode commence à être éculée...belle démonstration de tolérance...comme l'alcool, la propagande de guerre doit se consommer elle aussi avec modération...à condition que l'individu puisse distinguer l'information de la propagande et soit capable de sens critique...

      Supprimer
    3. A la lumière de ce qui apparaît chq jour comme révélation, ne vous pressez pas trop vite pour désigner les "collabos"... ils ne sont p-ê pas ceux que vous pointez du doigt...

      Supprimer
  53. Petite réponse circonstanciée puisque je me reconnais dans le "camarade".

    http://www.levilainpetitcanard.be/articles/blog/lettre-a-un-faux-frere_230825153


    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je vous remercie pour votre réponse juste et pertinente à cette lettre lamentable.

      Supprimer
  54. Pour avoir travaillé 1 an au Danemark en tant qu'éducateur spécialisé (travailleur social) auprès de réfugiés majoritairement syriens (et quelques palestiniens,erythréens), et étant moi-même arabophone, je constatais objectivement que la quasi intégralité des personnes souhaitaient un retour à la Syrie "d'avant"! Un maçon expulsé de sa maison construite de ses propres mains par des islamistes tunisiens, des chrétiens d'Alep ou Damas n'osant plus sortir de chez eux, des jeunes hommes dont les pères, petits fonctionnaires, ont été assassinés en pleine rue ... et j'en passe!

    Certains apprécient réellement Assad , d'autres non, mais personne ne soutient la rebellion, à part les islamistes bien entendu!
    Et j'ajoute que nombre de réfugiés, d'abord réfugiés dans leur pays au sein des zones contrôlées par le gouvernement avant d'aller en Europe, souffraient énormément de l'embargo "international" qui eu pour conséquence une inflation énorme dans une ville comme Damas!

    Voila , je me permets d'apporter cette modeste contribution afin de nuancer les propos de M.Salingue sur "le peuple syrien révolutionnaire" qui ne me semble pas être une évidence, loin de là!

    RépondreSupprimer
  55. La lecture des commentaires à cette belle tribune laisse pantois, mais malheureusement je m'y attendais : l'extrême-gauche actuelle n'a pas évolué d'un iota depuis celle qui a bercé les débuts de ma prise de conscience politique (dans les années… 70 !) et c'est pour cette raison que, malgré une certaine proximité idéologique, je ne peux adhérer à aucun de ces mouvements. Les militants se contentent de se jeter des anathèmes à la figure et de se faire des procès en purisme idéologique. Et, puisque c'est le sujet ici, en matière géopolitique, leur unique boussole est un antiaméricanisme primaire et pavlovien qui leur fait accepter les pires avanies de la part des dirigeants les moins recommandables de la planète. Désolant… Enfin, j'arrête là car je vais recevoir, comme de bien entendu, un tombereau d'insultes de la part de ces grands esprits éclairés qui, eux, savent tout et connaissent le dessous des cartes, contrairement aux simples d'esprit comme moi et Julien Salingues…

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous écrivez: "Les dirigeants les moins recommandables de la planète" Éclairez-nous. Quels sont les dirigeants "recommandables" selon vous. Es ce que un dirigeant doit être "recommandable" ? Vous reconnaissez être un simple d'esprit c'est qu'en fait vous avez un avis mais vous reconnaissez vous même ne rien comprendre à la situation. Enlevez vos lunettes idéologique et faite une enquête objective.

      Supprimer
    2. Ah, vous pensez donc qu'il est impossible de dialoguer sans insulte... Bizarre, comme préjugé... qui me fait penser surtout que votre "prise de conscience politique" n'est pas encore terminée... De plus, persister dans cette mauvaise argumentation de J. Salingue après ces derniers jours où tout démontre qu'il s'est sérieusement planté n'atteste pas d'une "prise de conscience politique" clairvoyante... Errare humanum est, perseverare diabolicum (L'erreur est humaine, l'entêtement est diabolique). Je vous invite donc, sans la moindre insulte, à vous renseigner à d'autres sources pour comprendre ce qui s'est passé à Alep-est...

      Supprimer
    3. Curieux renversement de situation, alors que Julien Salingue défend une lecture manichéenne anti-russe, voilà que ce sont ses détracteurs qui sont accusés d'avoir une position pavlovienne anti-américaine primaire.
      En l'occurrence, c'est plus l'attitude des monarchies du Golfe(dont les massacres de civils au Barhein ou au Yemen ne provoquent pas la même indignation, mais pourquoi?) qui est mise sur la sellette que celle des USA, qui, sur le coup, sont coupables surtout de complicité.

      Supprimer
  56. Ce que je ne comprends pas c'est ce que vous préconisez, vous, comme action ?
    Déclarer la guerre à la Russie et l'Iran ? Je n'imagine pas qu'une guerre mondiale puisse être considérée comme une amélioration de la situation...

    Fournir des missiles anti-aériens à l'opposition ? Déjà la Russie et l'Iran considèreraient sans doute ça comme une déclaration de guerre et ça reviendrait à la même chose, mais même en imaginant qu'ils laissent couler, à qui voudriez-vous donner ces armes ? Pourriez-vous citer une seule organisation rebelle qui ne soit ni djihadiste ni alliée aux djihadistes ?

    Il se trouve que oui, vous le pourriez, ce sont les FDS (Forces Démocratiques Syriennes), cette alliance rebelle au projet démocratique, social, féministe et écologiste, et qui s'oppose radicalement à tous les djihadistes. Ils sont majoritairement kurdes, mais pas seulement, il y a parmi eux des groupes rebelles arabes, syriaques, assyriens, etc... et les appeler simplement "les forces kurdes" c'est mensonger. Il y a donc bien des groupes rebelles non-kurdes qui ne sont ni djihadistes ni alliés des djihadistes, mais ils sont dans les FDS.

    RépondreSupprimer
  57. Pour les autres groupes rebelles, c'est très clair : Le projet d'accord de cessez-le feu raté il y a quelques mois reposait sur l'idée que la Russie et l'Iran acceptaient le cessez-le feu si en échange les USA imposaient aux rebelles modérés de couper leurs liens avec les djihadistes, en particulier ceux du front al-nostra, ex-branche locale d'Al Qaïda. Les rebelles modérés ont systématiquement refusé de se désolidariser d'Al Nostra, ce qui a empêcher l'accord de se mettre en place. Donc non seulement les groupes de rebelles modérés qui ne sont pas dans les FDS sont tous alliés aux djihadistes (et vont donc sans doute partager les missiles anti-aériens avec eux puisqu'ils ont déjà partagé les autres armes qui leur ont été fournies), mais ils refusent explicitement de couper le lien avec eux, même pour obtenir un cessez le feu ou une évacuation.

    Alors qui ? Si aucun groupe rebelle modéré ne peut nous assurer qu'il ne partagera pas les armes fournies avec Al Nostra, à qui fournirons-nous des missiles ? A la population ? On ne peut pas envisager de donner de telles armes à des gens qui ne sont pas dans des groupes identifiables, ce serait la garantie qu'elles se retrouvent n'importe ou, et pourquoi pas chez Daesh ou Assad qui n'auront aucun mal à prendre leurs armes à des populations désorganisées.
    Si vous pensez qu'Al Nostra est moins dangereux que Daesh, souvenez vous d'abord qu'Al Nostra était officiellement la branche syrienne d'Al Qaida jusqu'à récemment, que Daesh est une sission d'Al Qaida en Irak puis en Syrie (donc en syrie Daesh est une sission d'Al Nostra). La sission ne s'étant pas faite sur des désaccord idéologiques ni sur les méthodes brutales, mais seulement sur la question de prêter ou non allégeance à Baghdadi. Ce sont deux organisations identiques dans leurs buts et leur méthode. La seule différence qui a fait la réussite provisoire de Daesh et la défaite provisoire d'Al Nostra étant que Daesh a su obtenir un armement lourd, en particulier des missiles anti-aérien. Risquer de fournir Al Nostra en missiles anti-aériens, c'est risquer de créer un "Etat Islamique" bis.
    Et puis souvenez-vous aussi que si les attentats du Bataclan ou de l'HyperCasher ont été revendiqués par Daesh, celui de Charlie Hebdo a lui été revendiqué par Al Qaïda, dont Al Nostra était alors la branche syrienne. Et souvenez-vous que Coulibaly, pendant son attentat au nom de Daesh, a réclamé la libération des frères Kouachi qui venaient de faire un attentat au nom d'Al Qaïda. Ces deux organisations sont jumelles même si elles se combattent en syrie pour des raisons de choix de chef (comme l'extrême-droite l'a toujours fait, heureusement pour les démocrates).

    RépondreSupprimer
  58. Alors je suis d'accord pour dire que rien ne justifie les bombardements de populations civiles, pas même le fait qu'Al Nostra et d'autres djihadistes les utilisent comme bouclier humain. Mais si on ne peut pas déclarer la guerre à la Russie ni armer les rebelles autres que ceux des FDS, alors que peut-on proposer de mieux que de tenter d'arrêter les massacres en mettant tous les protagonistes autour d'une table pour négocier (ce qui inclus forcément Assad, la Russie et l'Iran)?
    La question n'est pas de savoir si on est pour ou contre Assad, mais "puisque nous sommes d'accord que le départ d'Assad serait une bonne chose, quel prix êtes-vous prêt à payer et à faire payer aux populations pour son départ ?"

    Si vous êtes prêts à échanger la tête d'Assad contre une guerre mondiale ou contre un nouvel Etat Islamique, alors vous êtes irresponsable mais au moins vous êtes cohérent.

    Si vous voulez la tête d'Assad gratuitement sans aucun conséquence dramatique, vous êtes complètement dans un monde irréel. Triste pour quelqu'un qui prétend s'attacher aux faits.

    Si vous voulez aider l'opposition syrienne démocratique sans déclencher de guerre mondiale ni créer un nouveau Daesh, alors vous n'avez qu'un groupe à soutenir en syrie : les FDS. Et ça tombe bien, on les soutient déjà. Avec raison (et sans doute pas assez).

    Mais puisque vous êtes d'accord pour soutenir les FDS, prenez la peine d'écouter leurs revendications, car elles rejoignent celles des gens auxquels vous vous attaquez dans ce texte. Les FDS n'exigent pas le départ immédiat d'Assad, et même pire, ils coordonnent parfois leurs actions avec les forces gouvernementales. Pourquoi ? Parce qu'ils estiment que la lutte contre le djihadisme (de Daesh comme d'Al Nostra) est prioritaire, et qu'ils considèrent irréaliste de ramener la paix en Syrie et créer leur projet de fédération syrienne démocratique sans négocier avec Assad.

    Il vous sera donc difficile de continuer à soutenir les FDS tout en exigeant le départ immédiat d'Assad, puisque ce n'est pas ce que revendiquent les FDS.

    Alors merci de prendre un peu de recul sur les évènements et de réfléchir vraiment aux conséquences concrètes que peuvent avoir des décisions prises sous le coup de l'émotion d'un bombardement.

    RépondreSupprimer
  59. Bonjour,
    Je m'étonne de la passion que mette tant de personnes toutes se réclamant de la gauche, à argumenter sur un conflit complexe, où mis à part les forces kurdes, aucun des belligérants ne partagent les valeurs démocratiques et progressistes.
    Pourtant, il est évident que la Révolution en Syrie a été vaincue depuis longtemps. Par le régime de Bachar, mais aussi par les organisations qui le combattent. La population a fui la guerre, les combattants sont peu nombreux et les étrangers sont fortement représentés dans tous les camps.
    Si les monarchies pétrolières ont soutenu la militarisation de l'insurrection, avec la bienveillance de "l'Occident", j'ai l'impression que cette période est révolue. Ces monarchies ont perdu, face à un autre interventionnisme, celui de la Russie, de l'Iran, des milices chiites d'Irak et du Liban. J'ai l'impression aussi, mais personne ne semble s'en apercevoir, que "l'Occident" semble accepter cette situation. On continue la guerre contre l'EI mais on laisse la Syrie "utile" au régime et ses soutiens. Jean-Luc Melenchon qui se met en position de gouverner, d'être dans quelques mois le chef de l’État, n'est-il pas seulement lucide sur la question? Il a évoqué ses sympathies pour la cause kurde et ses combattants, a dénoncé le jeu de la Turquie et des monarchies du Golfe. Il a précisé qu'il n'était pas favorable à l'intervention de "l'Occident" dans ce conflit. Il s'est rallié à la guerre menée dans les airs et par des forces spéciales contre l'EI après les attentats de Paris. Est-ce qu'on peut lui reprocher cette position: la paix se fera que si on discute en autre avec ceux qui sont en position de force, les Russes et les Iraniens. Quelque soit le Président qui sera élu, cette réalité s'imposera pour quiconque veut faire jouer un rôle à la France dans la résolution de ce conflit.
    Clairement, dans cette polémique, ce n'est pas tant l'absence de position morale de Jean-Luc Melenchon (lui qui soutient les combattants kurdes laïcs, démocrates et féministes) ou son pragmatisme (lui qui tient compte de la réalité du conflit et de ses rapports de force) qui sont attaqués, que sa stature de candidat.
    Camarades, Jean-Luc Melenchon est le seul en ce moment à porter les couleurs de la gauche. A t'on besoin de chercher des querelles, si elles ne sont pas totalement factices, sont largement excessives? En effet, dans "L’Ère du peuple" JLM fait l'éloge des révolutions arabes. Le soupçonner de sympathie pour un régime dictatorial et des régimes autoritaires est insultant et mensonger.
    Ne doit-on pas s'interroger plutôt sur les fractures de la gauche de gauche sur la question, entre, je grossis le trait, ceux qui pensent que toute rébellion mérite soutien, quelque soit le projet porté, et ceux qui se pensent anti-impérialistes en soutenant une dictature qui massacre sa population?

    RépondreSupprimer
  60. A part des copiés-collés d'articles de presse mainstream, analyse proche de zéro.
    Pitoyable.

    RépondreSupprimer
  61. une réponse intéressante :
    http://www.levilainpetitcanard.be/articles/blog/lettre-a-un-faux-frere_230825153

    RépondreSupprimer
  62. Cher camarade qui ce fourvoie (notamment dans cet article), sache que je n'ai jamais pensé que tant en Afghanistan, qu'en Irak, en Libye et en Syrie, il y ait la moindre légitimité à bombarder. Faire la guerre pour amener la paix, faire des massacres au nom de l'humanité, je n'y ai jamais cru et n'y croirais jamais. Quelle hérésie que ce farfelu droit d'ingérence humanitaire (proclamé par les occidentaux).
    Tu méconnais visiblement totalement l'histoire (ancienne, contemporaine et récente) et le droit international (à l'instar, il est vrai, de nos "élites" occidentales. Moi je crois à la diplomatie, la seule voie vers la paix et le seul moyen d'éviter les massacres. Je crois aussi que les guerres des USA et de l'OTAN ne sont pas de l’intérêt des Européens pas plus que l'isolement de la Russie, de l'Iran ou de la Chine pas plus que ne nous est utile le soutient inconditionnel à Israël, au Qatar et à l'Arabie Saoudite.

    RépondreSupprimer
  63. 5 ans pour disperser une manifestation pacifique dans les rues des quartiers est d'Alep... on ne peux pas dire qu'Assad, n'y aura pas mis les formes

    ... ou alors...?

    RépondreSupprimer
  64. l'honnêté intellectuelle voudrait que soit intégralement publiée ici, sur votre blog, la réponse intéressante et cohérente du 'camarade' : http://www.levilainpetitcanard.be

    RépondreSupprimer
  65. ah..mon freres..
    il n'ya pas les camarades e il n ya pas le compagnon..
    simplicement il y a justice et injustice!!!!

    et in the middle east il ya seulement injustice..

    RépondreSupprimer

Les commentaires sont modérés. Faites preuve de patience... Les commentaires injurieux ou à caractère raciste ne seront pas publiés.