vendredi 12 février 2016

« Des paroles et des actes » et ses « deux France » : il faut sauver le soldat Finkielkraut

Nous avons eu l’occasion, dans un article publié le 2 février 2016, de revenir sur ce « moment de télévision » où le dispositif bien huilé de l’émission « Des paroles et des actes » a été perturbé par une jeune professeure d’anglais, Wiam Berhouma. Cette dernière a en effet « osé », alors que la parole lui était généreusement offerte lors du débat opposant Alain Finkielkraut et Daniel Cohn-Bendit le 21 janvier dernier, transgresser les règles de la bienséance télévisuelle et refuser de se soumettre aux injonctions du grand prêtre David Pujadas et de Sa Majesté Alain Finkielkraut.
Nous insistions alors sur « la manière impitoyable dont les tenanciers du microcosme médiatique traitent une outsider qui ose dépasser le temps de parole qu’ils lui accordent et sortir du rôle décoratif qu’ils lui prescrivent et de la position ancillaire qu’ils lui assignent ». Et l’affaire n’en est, malheureusement, pas restée là. Dans les jours qui ont suivi l’émission, les rappels à l’ordre ont continué de pleuvoir, tous les moyens étant bons pour délégitimer, a posteriori, la parole de Wiam Berhouma : attaques contre sa personne, insinuations, mensonges et, last but not least, outrances d’Alain Finkielkraut lui-même.

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